Quelques Mots avec Frédéric Deveze, co-organisateur du Toulouse Game Show

Quelques Mots avec Frédéric Deveze, co-organisateur du Toulouse Game Show

Avec un peu de recul pouvez-vous maintenant dire que vous arrivez à maîtriser l’espace du parc des expositions, notamment après des premières années compliquées au niveau de l’organisation ?

 

Nous commençons à maîtriser l’intérieur du salon. L’année dernière déjà il était plus facile de circuler que les années précédentes par exemple. Avec notre espace supplémentaire, nous comptons faire des allées de 5 à 7 mètres de large. De plus nous allons déplacer la scène pour qu’elle ne puisse plus gêner certaines conférences et limiter le bruit dans un hall. Le gros point que nous allons changer cette année est au niveau des entrées. Avant l’entrée se faisait pratiquement au même endroit et il était fréquent de voir les deux files se mélanger, entre ceux qui ont déjà acheté les billets en préventes et ceux qui le prennent sur place. Cette année il y aura une entrée dans un hall pour accueillir les personnes ayant déjà leurs billets, et un hall pour ceux n’ayant pas encore acheté leurs billets, nous espérons ainsi éviter les mélanges de files, et ainsi faciliter l’accès au salon.

 

 

 L’année dernière nous avons appris que l’espace Jeu de plateau gratuit était passé de 300m² à 600m², cette année encore l’espace va-t-il grandir ?

 

Pour ce qui est de l’espace jeu de plateau, ou même jeux-vidéo, la taille dépend principalement des éditeurs qui nous suivent. Cette année par exemple nous aimerions avoir un hall complet consacré au jeu. Mais pour le moment nous sommes encore en négociations avec certains éditeurs.

 

 

Allez-vous personnaliser l’espace du parc des expos pour donner une plus forte identité à l’évènement ?

 

C’est vrai que l’actuel parc des expos est moyen comparé à l’espace Diagora qui était beaucoup plus accueillant. Peut être que le prochain parc des expos sera mieux. C’est une idée qui nous plait, mais pour le moment nous favorisons le confort des visiteurs.

 

 

 Certaines personnes parlent du TGS comme d’un grand magasin, quel est votre point de vue ?

 

Il est vrai qu’il y a beaucoup de stands commerciaux, mais en même temps le TGS est un salon qui coûte cher. Comme Sébastien Laurens l’a expliqué l’autre jour (Via Facebook NDR) il faut louer la salle, le matériel, payer l’essentiel pour les invités. Par exemple certains invités entre le transport, l’hôtel et le séjour, ne nous coutent pas loin de 30,000 €.

Après il faut relativiser, dans la réalité des faits, environ 40 % du salon est représenté par des commerces. De plus nous avons remarqué que ce chiffre est à la baisse.

 

Est-ce que les espaces animations ne manquent pas de visibilité ?

 

Peut-être, nous mélangeons les stands donc forcément il y’as des endroits où on a cette impression. Après un éditeur et un commerçant auront tendance à avoir un stand imposant car ils mettent les moyens derrière, ce qui peut étouffer les petits stands associatifs. Mais nous encourageons les associations à se rendre au TGS car leurs emplacements sont gratuits.

 

Vous faîtes parti d’une des plus grosses conventions en France, est ce que ça vous rajoute une pression ?

 

Non pas spécialement, c’est plutôt une fierté d’avoir autant grandi. De plus nous prenons toujours autant de plaisir à organiser un salon, c’est facilement 8 mois de travail pour le TGS Novembre, sans compter les petits salons.

 

En plus des nouveaux salons que vous allez proposer comme Flashback ou Agora ?

 

Oui ! C’est une bonne nouvelle car cela nous permet d’engager plus de salariés pour préparer ces événements.

 

Au vu de votre progression entre 2007 et 2014, comment voyez-vous l’avenir pour le TGS ? Comment vous l’appréhendez ?

 

Nous espérons continuer à grandir. Nous ne souhaitons pas stagner, proposer toujours plus grand et améliorer nos salons au maximum. Nous travaillons désormais sur 5 salons ce qui rend le challenge d’autant plus intéressant.

 

A ce propos, au niveau du Monaco Game Show ?

 

Nous ne pensons pas retravailler sur cet événement, il est très difficile à organiser niveau logistique. Nous préférons nous concentrer sur le Sud-Ouest (ex : PAGS)

 

Dernière question un peu particulière, avec vos 4 prochains salon dans la région Toulousaine, ainsi que dans le Sud-Ouest, n’avez-vous pas peur d’étouffer les nouveaux salons qui souhaiteraient apparaître ?

 

Ce qu’il faut bien ce dire c’est qu’avant, il n’y avait pratiquement rien avant dans le sud-ouest. Avant les salons se passaient au niveau de Paris. Aujourd’hui il y a des salons dans énormément d’endroit en France ! Naturellement nous prenons pas mal de place sur Toulouse, mais nous ne sommes pas contre de nouveaux venus. Je pense qu’il y a suffisamment de date et d’espace pour plusieurs organisations que ça soit à Toulouse ou dans la région.

 

Merci à vous et bon courage pour le TGS !

Merci à vous.

Interview par Christophe B.

 

Nos remerciements à Frédéric Deveze ainsi qu’à toute l’équipe de TGS événements pour leur accueil et leur disponibilité